Novembre 2015

Je suis un peu grippé, je m’excuse de vous dire ça aussi brutalement, mais ça explique peut-être mon état d’incompréhension… J’ai les méninges qui font de l’élastique et forcément ça s’entrechoque à tous les étages.

Parce que c’est bizarre quand même ; j’allume la télé, la radio, je m’arrête devant un kiosque à journaux, je surfe sur facebook, si je savais twitter, c’est sûr ce serais pareil… bref, mes neurones n’y comprennent plus rien, on ne parle que d’un truc, un seul, à croire que tout le reste à disparu…

Bon, je m’excuse encore, c’est surement cette grippe qui me secoue… mais j’ai beau chercher des analyses sur la hausse probablement possible de la croissance qui va venir en 2016 – qui est comme chacun le sait l’alpha et l’oméga de tous nos problèmes – plus de croissance dans les médias, la croissance s’est barrée, alors qu’elle venait à peine de revenir… c’est ballot !

Les intermittents, pareil, ils ont disparu – ça ça devrait faire plaisir à Vauquiez, le chien enragé de Sarko – envolée donc la chasse aux précaires et aux intermittents orchestrées par le gouvernement et ses sbires de pôle emploi, lesquels, depuis la fusion ANPE – ASSEDIC ne font qu’apprendre à grand coup de trauma, les nouvelles méthodes de management, et comment en bons petits soldats on peut faire les sales besognes pour écraser encore plus les pauvres. La chasse au pauvres, allez savoir si ça provoque pas des trucs insoupçonnables quelques décennies plus tard…

Et puis le code du travail si pesant pour Gattaz, le patron du Medef, on n’en parle plus, c’est comme si d’un coup, il avait fini en feuille à cigarettes… Là aussi, c’est surement la grippe qui me fait divaguer de la sorte, mais allez savoir si en supprimant les seules protections pour les salariés subordonnés, on ne fabriquerait pas quelques séismes souterrains à venir. Bon, en même temps j’ai une toux féroce qui me ronge tout le peu d’intellect qui me reste, alors évidement, je ne vois que le mal.

Partout, depuis ces putains d’attentats, il semblerait obligatoire de se mettre au garde-à-vous devant le drapeau tricolore – là c’est pas possible, même à l’armée, je ne pouvais pas le blairer ce putain de drapeau – les drapeaux ça m’emmerde, c’est comme les hymnes… Non mais franchement chanter « qu’un sang impur abreuve nos sillons »… ça m’arrache les cordes vocales, la pureté du sang, quelles que soient les époques, j’ai toujours était méfiant, peut-être parce que le mien, il est rouge… Et puis la pureté de n’importe quel truc, ça ne m’inspire pas, ça peut se retourner contre nous un jour ou l’autre…

Après des nuits de quintes tenaces, je me suis demandé dans mon délire fiévreux s’il ne fallait pas regarder du côté de la genèse… non pas celle de l’ancien testament – quoique – la genèse de ce mal dont tout le monde parle… Par raclements successifs, reniflages peu ragoûtants, se bousculaient alors des mots étranges : capitalisme, inégalité, pauvreté…

Finalement, mon médecin m’a prescrit du repos et une bonne cure de sommeil pour oublier…

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